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L’impact de la crise du Covid-19 sur la mode

Le monde de la mode post-covid 

La crise mondiale du coronavirus qui touche la planète depuis le début de l’année est certes une crise majoritairement sanitaire, mais elle a également une influence bien plus importante sur la société de manière générale, et ce dans le monde entier. C’est une crise économique mais aussi sociale qui bouleverse la société dans laquelle nous évoluons, et les industries doivent ainsi faire face à ce défi inédit.

La crise du Covid-19 a donc un impact particulier sur l’industrie textile, très touchée et affectée par le coronavirus. En effet, cela s’explique en partie évidemment par la fermeture des magasins, mais aussi par la fermeture des usines de productions, ce qui fait qu’on attend une baisse des revenus pouvant aller jusqu’à 30% dans l’industrie de la mode, d’ici 2021. Les consommateurs privilégient les achats nécessaires, comme l’alimentation ou les soins, ce qui provoque une chute des ventes dans le milieu du textile, et une hausse du chômage. La fermeture des frontières et la baisse du tourisme engendrent également une diminution du nombre de clients potentiels. La fermeture des sites de productions met en danger des milliers d’emplois.

Néanmoins, la crise du coronavirus peut permettre un changement de mentalité, et peut aboutir à un monde plus respectueux de l’écologie et de l’environnement. Cet arrêt brutal du monde, de l’économie, et du système de production, a permis une prise de conscience de la manière dont sont fabriqués les vêtements de fast fashion, et incite les gens à se tourner vers une consommation vestimentaire plus éthique et ecoresponsable.

La responsabilité des marques de mode face au Covid-19

Dans le milieu du textile, les marques ont leur part de responsabilité face au Covid-19. Certaines marques de fast fashion contribuent à l’accroissement et à l’aggravation de la crise sociale en refusant notamment de payer des vêtements déjà fabriqués, ou en faisant travailler leurs employés sans mettre en place des mesures de protections et d’hygiènes. Sans compter que les mesures de distanciations sociales sont un luxe occidental que les usines asiatiques ne peuvent pas se payer sans remettre en cause toute la production.

En plus de cette crise sociale, les marques de fast fashion ne s’embarrassent pas de l’écologie. Le renvoi d’employé pour faire face à la crise, et ce en particulier dans les pays de production du textile (autrement dit surtout dans les pays d’Asie du Sud et de l’Est), est un drame humanitaire et social, car ils n’ont pas le même système d’aide qu’en Occident. Certaines marques sont donc responsables de l’aggravation de la crise sanitaire, économique et social.

Cependant, d’autres marques, prennent leurs responsabilités, et soignent leur image en montrant leur solidarité avec les soignants et le personnel médical. Ainsi, quelques marques mobilisent leurs usines pour produire du gel hydro alcoolique, mais aussi des masques pour les hôpitaux. De nombreuses donations ont été effectuées, et cette crise a soulevé un élan de générosité.

Le coronavirus révolutionne le monde de la mode

Le Covid-19 est en train de révolutionner le monde de la mode. En effet, cette situation exceptionnelle appelle l’industrie textile à des actions exceptionnelles, et à se réinventer. 

  • Changement du calendrier

Le bouleversement provoqué par la crise sanitaire a entraîné un changement du calendrier. En effet, les marques respectent normalement deux saisons, automne-hiver et printemps-été, en vendant la collection d’hiver au mois de juillet et la collection d’été en janvier, une course effrénée et un renouvellement permanent. Sans parler des marques de fast fashion qui proposent des nouveautés chaque semaine. Face au covid-19 bon nombre de marque réfléchisse à retourner à un calendrier plus lent et à ralentir la production. 

  • Fashion week

De grands événements comme le Met Gala, ou la Paris Fashion Week Mode Masculine, ont été annulés. D’autres événements ont été transformés, et se sont effectués sous de nouvelles formes, comme la Fashion Week Digitale, en ligne, pour respecter les règles sanitaires. Des défilés ont également eu lieu dans des salles vides, puis retransmis. De nouveaux formats apparaissent donc. Au sein même des défilés, on voit apparaître le masque comme un nouvel accessoire, au même titre qu’un sac ou qu’un foulard.

  • Solde

On constate qu’il y a deux grandes différences, certaines marques proposent des soldes dès la réouverture des magasins pour pouvoir écouler leur stock invendu et d’autres au contraire préfèrent maintenir les prix pleins jusqu’en septembre. 

  • Seconde main

Cette crise multipolaire pose, en particulier dans la slow fashion ecoresponsable, la question de la seconde main. C’est écologique et pas cher. Certes, dans un monde post-Covid, la seconde main ne permet pas de vérifier la mise en place de règles sanitaires : le vêtement a déjà été porté, on ne peut pas vérifier s’il a été désinfecté.

  • E-commerce

Du côté des consommateurs, de nouvelles habitudes apparaissent : on peut citer par exemple le e-commerce, qui se développe de plus en plus. Déjà en hausse avant la crise, les ventes sur internet ont explosé pendant le confinement, mais également après la réouverture des magasins. De plus, cela permet de faire du shopping à n’importe quelle heure et sans se déplacer, un gagne temps non comparable. 

Si les marques de fast fashion voient ainsi leur système éclater (fermeture des usines, baisse des ventes), la slow fashion éthique et ecoresponsable est de plus en plus populaires. La mode durable attire par sa transparence, les valeurs transmises, le respect de l’environnement et de l’écologie.

La crise actuelle va-t-elle pousser les consommateurs à se tourner vers des produits plus locaux, plus durable, ecoresponsable et de slow fashion en accord avec l’écologie ?

La crise actuelle a poussé a une prise de conscience de la part des marques. On peut citer ici l’exemple de la Chanel mission 1.5°, qui lutte contre le réchauffement climatique, la réduction de l’empreinte carbone, privilégie une électricité renouvelable, mais finance également des projets d’adaptation aux changements climatiques à venir. Du côté des consommateurs également, on peut espérer une prise de conscience. La pause imposée par le covid a permis à chacun de se poser, de ralentir, et de réfléchir à sa manière de consommer. Ce ralentissement passe par un changement des habitudes de consommation : pourquoi pas acheter moins, mais mieux ? On peut également estimer qu’à l’inverse, les consommateurs tenteraient d’acheter plus, pour compenser ce qu’ils n’ont pas pu acheter pendant la crise, mais nous pouvons néanmoins espérer une prise de conscience et un retour vers une mode ecoresponsable et éthique. La crise du Covid a-t-elle permis une prise de conscience qui tend vers un monde meilleur, plus éthique, responsable et réfléchi ? Seul l’avenir nous le dira, mais on ne peut que l’espérer.

Et vous ? La crise a-t-elle déjà changé vos habitudes de consommation en ce qui concerne le milieu du textile et du vêtement ? Comptez-vous vous tourner vers une mode plus éthique, vers une consommation plus ecoresponsable et respectueuse de l’écologie ? Qu’attendez-vous d’une marque de mode après la crise du Covid ? Continuerez-vous à acheter en fast fashion ou essaierez-vous de tester la slow fashion ?

Un commentaire sur “L’impact de la crise du Covid-19 sur la mode

  1. Séverine says:

    Très bon article!! Merci de nous proposer des sujets de discussion et de réflexion. Pour ma part, depuis près de deux, je n’ai plus acheté un seul vêtement de fast fashion. Je fais mes propres recherches avant d’acheter une pièce pour être sure que celle-ci correspond à mes attentes. Certes, il me faut plus de temps qu’avant pour trouver l’article que je recherche. Toutefois, le temps consacré à ces recherches est compensé par le plaisir de savoir qu’aucun employé n’a été exploité pour réaliser ce vêtement. Pour moi, c’est également l’important de porter des pièces qui ne sont pas dangereuses pour ma santé (pesticide) et pour l’environnement. La crise de la COVID-19 me pousse encore plus dans ma démarche de consommatrice responsable. Belle continuation.

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